Lorsque les Maraudeurs deviennent
plus qu un simple mythe
Chapitre
12 : Séjour chez les Blacks.
Tout le monde était rassemblé dans
la cuisine des Lupin, après un copieux petit-déjeuner (encore pire que de coutume)
concocté par Hélène, et cela, malgré les vives protestations de son fils (“Mais
maman, ils vont pas à Tombouctou les oies ! C’est qu’à deux secondes de
route, par Poudre de Cheminette ! C’est pas comme s’ils allaient être
privés de nourriture chez les Black !”). Harry, Sirius et James avaient
descendu leurs affaires près de la cheminée et l’heure était aux adieux.
«- Au revoir les enfants !
Profitez bien de vos vacances… !
- Au revoir, Mrs Lupin ! répondit Harry. Et merci beaucoup
pour m’avoir offert l’hospitalité pendant ces trois semaines et pour tout ce
que vous avez fait pour moi… !
- Mais de rien, Harry ! répondit la sorcière en souriant.
J’ai été très heureuse de te connaître… ! Et ta venue à la maison aura eu
au moins le mérite de nous faire un peu sortir de chez nous ! Pas vrai mon
Rémi… ?
- M’man… ! protesta-t-il, avant de se tourner vers les trois
autres adolescents qui souriaient. Bon, on continue à s’écrire, comme
d’habitude… !
- Bien sûr, Remi… ! lança Sirius, moqueur. Et, de toute
façon, vous viendrez aussi à la maison pendant quelques jours… !
ajouta-t-il, sans laisser le temps à son ami de dire quoi que ce soit. Au
revoir, Hélène, et merci de bien avoir voulu nous accueillir sous votre toit
durant ces quelques jours et…, au fait, toujours aussi bonne votre
cuisine… ! »
Remus leva les yeux au ciel,
exaspéré par la politesse excessive dont faisait preuve Sirius, alors que James
riait aussi silencieusement que possible, en se cachant (autant que possible,
vu que Sirius était un peu plus petit que lui) derrière son meilleur ami et
Harry souriait. Mais, sans se départir de son flegme typiquement britannique,
Sirius écrasa (discrètement, mais consciencieusement) le pied de James.
« Aïe ! s’écria ce
dernier, coupé net dans son rire. Ca va pas ou quoi… ? grommela-t-il,
alors que les autres éclataient de rire. Sirius, tu pourrais m’expliquer ce qui
te prend… ? »
L’intéressé se tourna vers James et
lui fit son sourire le plus innocent et enjôleur.
« Oh, mais tu manques à toute
politesse, Jimmy… ! » commenta-t-il, en prenant une voix affectée.
Remus pouffa discrètement
(comprenant l’allusion à la mère de James), alors que James adoptait un air
indéfinissable (Harry aurait été bien incapable d’en donner une quelconque
interprétation), alors que, satisfait de son petit numéro, Sirius s’apprêtait à
en remettre une couche.
« Au revoir, Mrs Lupin… !
lança James précipitamment, clouant ainsi le bec à son meilleur ami. Et merci
pour tout, mais on doit absolument se dépêcher de rentrer car je viens de me
rappeler que Mrs Black nous a expressément demandé de rentrer vite car son Siri
chéri a rendez-vous à Sainte Mangouste pour sa piqûre mensuelle… ! »
ajouta-t-il, avec sérieux.
Remus et Harry éclatèrent de rire, alors
que Sirius prenait un air offensé, voire plutôt affligé… (ou peut-être les
deux) et que James souriait, discrètement, d’un air satisfait, adressant au
passage un bref clin d’œil complice à Harry.
«- Oh, c’est vrai ? s’inquiéta
Hélène qui, visiblement, ne semblait pas vraiment comprendre l’humour TRES
particulier des Maraudeurs.
- Bon, c’est pas tout ça, mais on ferait bien d’y aller… !
lança précipitamment Sirius. A plus Rem ! Et toi, tu me le payeras… !
siffla-t-il à l’adresse de James.
- C’est quand vous voulez, mon cher ami… ! répliqua ce
dernier, prenant une voix affectée. Mais, nous allons vous laisser l’honneur
d’ouvrir la marche… ! ajouta-t-il, désignant la cheminée d’un geste
théâtral, à l’attention de Sirius.
- Jamsie, il me semble t’avoir bien dit que je ne voulais plus
passer devant toi quand on utilisait la poudre de Cheminette… ! riposta
Sirius, les sourcils froncés.
- Tu ne passeras pas devant moi mais devant Harry… ! »
répliqua James, semblant avoir réponse à tout.
Sirius leva les yeux au ciel.
« Harry, j’espère vraiment que
tu es plus doué que le binoclard de service… ! Enfin, j’te dis ça parce
que c’est toi qui te retrouveras en sandwich s’il se plante encore… !
commenta Sirius. Bon, OK, j’passe devant… ! Au fait, pour y aller, chez
moi, tu as juste à dire “Septième Ciel”… ! » lâcha-t-il, en se
passant la main sur la figure.
Harry pouffa de rire, malgré toute
sa bonne volonté, mais il se reprit bien vite devant l’air gêné de Sirius,
alors que James et Remus affichaient un léger sourire.
«- Oui bon, c’était une idée de ma
mère… ! Elle trouvait que c’était poétique… ! expliqua, exaspéré,
Sirius. Et, oh, j’y pense, tu as déjà vu un marché forain… ?
- Euh…, non ! répondit Harry, un peu perplexe quand à
l’intérêt de cette question. Pourquoi… ?
- Tu le verras bien assez vite… ! soupira Sirius. Bon, allez,
j’y vais… ! » conclut-il, son sac sur le dos, avant de prendre une
poignée de poudre dans un pot qui se trouvait sur le manteau de la cheminée.
Il soupira puis…
« Septième ciel ! »
lâcha-t-il, avant de disparaître dans la Cheminée.
Harry haussa un sourcil et jeta un
regard interrogateur à James.
« Il te disait ça parce que,
chez lui, c’est un peu la foire… ! expliqua ce dernier, l’air préoccupé. Enfin,
tu vas vite comprendre… ! Allez, c’est à toi… ! »
Harry acquiesça, attrapa son sac (un
petit sort judicieux de James qui, en pro de la Métamorphose, avait transformé
la valise de l’adolescent en un sac bien plus pratique à porter et Harry
s’était soudain rappelé qu’ils avaient le droit d’utiliser la magie en dehors
de Poudlard), adressa encore une fois quelques remerciements aux Lupin puis
prit une poignée de poudre étincelante et inspira profondément.
« Septième Ciel… ! »
lança-t-il, en jetant la poudre dans le foyer, avant de disparaître à son tour
dans le feu vif.
* * * * *
Cette fois, Harry eut moins de
chance que lors de son arrivée chez les Lupin, et se serait étalé sur le tapis
si, dans un réflexe inespéré, il avait réussi à se réceptionner avec un genou
au sol.
« Reste pas là… ! cria
Sirius, qui s’était réfugié à l’autre bout de la pièce (d’ailleurs, assez
large). Corny (abréviation de Cornedrue…, bien sûr… ! On suppose que
Sirius a laissé passer ça, accidentellement) va arriver d’une… ! »
Harry un peu déboussolé et ayant
noté le surnom que Sirius donnait à son futur père, ne réagit pas assez vite et
se retrouva dans une situation similaire à celle de Sirius lorsqu’il était
arrivé chez les Lupin… autrement dit, sous James…, devant un Sirius, mort de
rire qui, tout danger éventuel écarté s’avança vers eux. Mais, une fois de
plus, Harry sentit une chaleur étrange s’emparer de son corps, comme lors du
mémorable match de Quidditch… ! Et James se releva d’un bond, aussitôt
imité par Harry, sous le regard de Sirius qui les fixaient avec étonnement,
étrangement silencieux.
Pourquoi se passait-il toujours
quelque chose d’étrange dès qu’il avait un contact assez conséquent avec
James ? Lors du match, il le tenait par le poignet pour essayer de lui
éviter une chute de quinze mètres de haut, et là, ils étaient carrément l’un
sur l’autre… mais, dans les deux cas, ça avait provoqué une réaction bizarre.
Et James semblait tout aussi mal à l’aise que lui…
Harry revint à la réalité, semblant
réaliser quelque chose. Et James aussi, d’ailleurs.
«- Eh, je rêve ou c’est calme, chez
toi… ? s’étonna ce dernier, à l’adresse de Sirius, qui se dépoussiérait
d’un sort, imité par les deux autres.
- Ouais, et je dirais même plus que c’est trop calme… ! grogna
Sirius. Au fait, Harry, bienvenu chez moi… !
- Bon, c’est pas tout ça, mais il faut que je rentre chez
moi… ! » lança soudain James.
Durant son séjour chez les Lupin,
Harry avait appris (au gré d’une conversation que les trois Maraudeurs avaient
eu) que les Potter, par mesure de sécurité, avaient appliqué chez eux des
protections similaires à celles auxquelles Dumbledore soumettait Poudlard…
entre autres, des barrières anti-transplanage et anti-intrusion, si bien que,
James devait inévitablement, quand il utilisait la Poudre de Cheminette, passer
par chez les Black. Harry songeait que, décidément, les Potter semblaient être
destinés à avoir des problèmes avec Voldemort.
« Pas de problème… ! lança
Sirius. On te raccompagne jusqu’à la porte, alors… ! ajouta-t-il. Comme
ça, j’essayerai de comprendre pourquoi la maison est si inhabituellement
calme… ! »
Tous trois traversèrent donc la
pièce, qui se révélait être la salle à manger (dont les proportions prirent un peu
Harry à dépourvu) et passèrent dans la pièce voisine, le hall d’entrée… Mais
ils y avaient à peine fait un pas que…
«- OUAIS… ! SIRI EST
RENTRE… !
- Oh non… ! » souffla l’intéressé, tandis que James, en
habitué, attrapa Harry par le bras et l’éloigna.
Le calme fut soudain remplacé par un
brouhaha pas possible (presque pire qu’aux heures des repas, dans la Grande
Salle, à Poudlard) et Harry comprit alors ce que voulait dire Sirius qui se
retrouva entouré d’une vingtaine d’enfants, entre trois et douze ans, sous le
regard médusé de Harry et le regard amusé de James.
« Tu vois ce qu’on voulait
dire ? commenta ce dernier, sarcastique. Et encore, c’est qu’une partie de
la famille Black… ! Bon, je te rassure tout de suite sur le fait que se ne
sont pas tous ses frères et sœurs… ! En fait, il est de tradition chez eux
que toutes les générations vivent sous le même toit, durant les grandes
vacances tout du moins… ! Alors, dans toute cette joyeuse ribambelle, tu
as ses cousins, ses frères et sœurs, ses cousins par alliance… ! La liste
est TRES longue… ! Alors, pour les présentations, j’espère que tu as
l’estomac bien accroché car tu en auras pour un moment… ! »
Harry répondit d’un signe de tête,
trop stupéfait pour parler, tandis que Sirius cherchait à se débarrasser de
tous les enfants qui l’entouraient. Mais ce ne fut qu’une fois des adultes
arrivés, accompagnés d’un groupe d’adolescents, que la ribambelle d’enfants se
tut et prit conscience de la présence de Harry et James qui eurent droit à un
simple “bonjour” dit en chœur. (“Heureusement !” songea Harry.)
«- Siri, qui c’est le garçon qui est
à côté de James… ? demanda, d’une petite voix timide, une petite fille de
cinq ans, en tirant un peu la robe de sorcier de l’adolescent pour attirer son
attention.
- J’allais y venir… ! rétorqua Sirius, avant de se tourner
vers toute sa famille et de reprendre en élevant la voix. Bon, alors, je vous
présente Harry Calaway, un ami à moi, qui va passer trois semaines avec nous… !
résuma-t-il, avant de se tourner vers Harry. Et…, Harry, je te présente toute
ma famille… ! » ajouta-t-il, en levant discrètement les yeux au ciel.
Cela semblant inévitable, il inspira
profondément et se lança dans les présentations.
« D’abord mes parents, Casiopée
et Altaïr Black. Ma petite sœur, Céleste (la petite qui avait tiré sur sa robe
de sorcier précédemment), mes frères, Pollux et Orion, et sinon, mes cousines
Véga, Sélénite, Capella, Andromède, mes tantes Bételgeuse et Céphée, mes
cousins, Persé, Procyon… » commença-t-il, en désignant, ladite personne.
Au bout d’un (long) moment, Sirius
(après lui avoir cité ses oncles, ses grandes-tantes, ses grands-oncles, ses
grand-parents, ses cousins par alliances, tous portant des noms d’étoiles et de
constellations, ou se reportant à l’astronomie…) se tut, devant un Harry un peu
largué et déboussolé et un James passablement amusé. Finalement, tout le monde
retourna à ses occupations et Harry suivit les deux Maraudeurs jusqu’à la porte
d’entrée.
Chemin faisant, il ne put s’empêcher de songer que, décidément,
les Maraudeurs semblaient avoir des situations familiales assez particulières…
Ca ne devait pas être drôle tous les jours chez eux et il commençait un peu à
comprendre ce qui avait été à l’origine du petit groupe qui prendrait, par la
suite, le nom de Maraudeurs… ! Une situation familiale si particulière que
tous quatre profitaient d’être à Poudlard, loin de chez eux, pour se défouler,
avec humour… ! Un besoin de s’amuser tel qu’il les avait conduit à faire
des blagues en tout genres et profiter de la vie… ! Et ça expliquait aussi
pourquoi les “coups d’éclats” des Maraudeurs n’avaient jamais été sanctionnés
par autre chose que des retenues ou des points en moins… ! Dumbledore
devait être au courant de leur situation assez… particulière… ! Ca, plus
le fait que, dehors, la situation politique était plus qu’instable et que les
choses se dégradaient chaque jour un peu plus tandis que Voldemort gagnait en
puissance… ! Et donc, le besoin de rire, de s’amuser était devenu une nécessité… !
Telle était la “politique” de Dumbledore… !
D’ailleurs, en parlant de Voldemort…
Harry se surpris à penser que ça faisait un moment que le mage noir n’avait
plus donné signe de lui… Ce qui, par expérience, permettait à Harry de dire que
Voldemort manigançait quelque chose et ferait bientôt entendre, à nouveau,
parler de lui… !
Il soupira et revint à la réalité,
en apercevant une main passer devant sa figure.
«- Eh, oh ! Y a
quelqu’un… ? lança Sirius, moqueur.
- Hein ? Oh pardon, tu disais quelque chose ?
- Ouais, j’te demandais si tu étais avec nous, là ? répliqua
Sirius en souriant. Parce que tu avais l’air complètement dans la lune… !
- Oh, je réfléchissais, c’est tout… ! »
Harry prit alors conscience qu’ils
se trouvaient dans le jardin et se rendit compte, surtout, du regard scrutateur
de James qui, en face de lui, l’observait d’une façon assez indéfinissable.
Mais ce dernier secoua finalement la tête, semblant chasser des pensées de son
esprit, avant de jeter un regard à sa montre, comme pour se redonner
contenance.
«- Bon, c’est pas tout ça mais j’ai
vraiment intérêt à rentrer… ! soupira-t-il. J’ai dit à ma mère que je
rentrerai avant le déjeuner… !
- Eh, t’habites qu’à trois pâtés de maisons d’ici… ! rétorqua
Sirius. C’est pas la mer à boire… !
- Hum… ! Mais le problème c’est que j’ai que dix minutes pour
rentrer… ! Enfin, en principe, je devrais pas avoir de problèmes, mais
bon… !
- Ton père est là ?
- Mon père… ? Non… ! rétorqua James en grimaçant. Il
doit encore être à Tombouctou les oies à l’heure qu’il est… ! Bon, c’est
pas tout ça, mais je ferai bien d’y aller… ! On s’voit plus tard, et
amusez-vous bien… !
- Hum, toi aussi… ! Et, Jamsie, si tu as besoin de changer
d’air… !
- Je sais, la porte est toujours ouverte ! termina James en
souriant. Et, Harry, bon courage… ! »
Sur ce, l’adolescent partit, sous le
regard des deux autres.
« L’écoute pas… ! lança
finalement Sirius, à l’adresse de Harry. Je sais que, quand on a pas l’habitude,
ça peut faire bizarre mais, tu vas voir, c’est pas si difficile à vivre, quand
on s’y fait… ! Allez viens, on va monter nos affaires dans ma
chambre… ! »
* * * * *
Deux jours s’étaient écoulés et Harry
s’était fait, bien plus vite qu’il ne s’y attendait, à l’agitation permanente
qui régnait chez les Black et à l’attitude, totalement différente, que son ami
adoptait. Si, en présence des autres membres de sa famille, il se montrait
assez “effacé” (étonnant mais vrai), le comportement de Sirius changeait de
tout au tout dès qu’ils étaient dans sa chambre, qu’il avait insonorisé, afin
d’avoir un peu de paix. En fait, d’après ce qu’il en avait dit à Harry, il
était le seul à avoir conservé SA chambre à lui tout seul, les autres devant
composer pour pouvoir accueillir tout le monde… ! C’était une condition
qu’il avait posé, dès l’âge de dix ans et que ses parents lui avait concédé
pour avoir la paix… !
Et, en cet instant, Sirius, en
maître des lieux, était confortablement vautré sur un canapé qui se trouvait
dans sa chambre, les pieds sur un bras du meuble, la tête calée dans un gros
oreiller, les bras derrière la tête, discutant nonchalamment avec Harry qui
était assis sur un coin du bureau (qui disparaissait presque totalement sous
une montagne d’objets en tous genres). En fait, dans la chambre, régnait un
désordre quasi absolu… ! Si, le jour de l’arrivée de Harry chez les Black,
la chambre était particulièrement ordonnée, ça n’avait pas duré, sitôt Sirius
de retour… Mais, d’un côté, ça n’avait pas du tout surpris Harry, rien qu’en
repensant à l’état du “coin” de Sirius, dans le dortoir qu’ils partageaient à
Poudlard.
Quoi qu’il en soit, tous deux
mettaient au point un programme pour les jours à venir, après une journée
passée à “farnienter”(comme le disait si bien Sirius), quand on frappa à la
porte.
Sirius soupira et allait se lever
quand, pris par une idée subite, il se calla un peu plus dans son canapé,
sortit sa baguette et esquissa un petit geste nonchalant en direction de la
porte et en marmonnant un vague “Alohomora”, sous le regard amusé de Harry.
«- Eh ben, curieuse façon
d’accueillir un ami… ! répliqua une voix que les deux adolescents
reconnurent aussitôt.
- James… ?!
- Euh ouais… ! rétorqua ce dernier, en pénétrant dans la
pièce. Tu en connais beaucoup d’autres qui ont un tel charisme… !
- Et une telle modestie… ! siffla Sirius, toujours affalé
dans son canapé.
- Oulà, votre entrain fait plaisir à voir… ! se moqua James.
La journée a dû être TRES dure… ! ironisa-t-il, en observant son meilleur
ami.
- Ouais… ! rétorqua celui-ci, sans se démonter. On a réfléchi
à ce qu’on allait faire pendant les trois semaines à venir… !
- Ah bon, parce que tu sais réfléchir, maintenant ? »
Sirius adressa un regard en coin à
son ami qui souriait, alors que Harry observait avec amusement la petite
querelle.
«- Au fait, qu’est-ce que tu fais
là ? demanda Sirius, ne souhaitant visiblement pas répondre à la question.
- Euh, tes parents nous ont invité à dîner chez vous, ce
soir… !
- Ah bon ?
- D’accord… ! se moqua James, avant d’éclater de rire. En
tout cas, tu l’aurais su si tu avais quitté ta chambre durant la
journée… ! En fait, j’ai aperçu Tiny qui m’a dit que je vous trouverai
ici, et ta mère m’a chargée de te demander si vous étiez toujours vivants, tous
les deux… et, ah oui, la voie est libre… ! Tes oncles et Tantes ont
emmenés toute leur petite famille pour une virée dans le Londres Moldu… !
Il vont au ciména ou un truc comme ça… !
- Cinéma… ! rectifia distraitement Harry.
- Tu t’y connais en trucs Moldus ? s’étonna Sirius, relevant
la tête de son oreiller, alors que James fixait aussi Harry qui songea qu’il
aurait mieux fait de tenir sa langue.
- Oui… ! J’ai passé dix ans chez mon oncle et ma tante, qui
sont moldus, après la mort de mes parents… ! soupira-t-il, en guise
d’explication.
- Oh… ! Désolé… ! commença Sirius.
- Mais, dis, Harry, c’est quoi un cinéma… ? intervint James,
changeant de sujet en voyant la gêne de leur nouvel ami qui ne semblait pas
trop vouloir s’attarder sur le sujet.
- Un endroit où on projette des films… ! expliqua Harry,
soulagé.
- Des films ? » répétèrent, en chœur, les deux sorciers.
Harry leva les yeux au ciel et se
lança dans de patientes descriptions.
«- Et bien… ! commenta
simplement Sirius, en se laissant à nouveau aller contre son oreiller. Une
chose est sûre, on va avoir la paix pour la soirée… !
- Hum… ! répondit James. Et, ah oui, ta mère m’a dit de vous
faire dire qu’il faudrait que vous descendiez, pour le dîner… !
- Hum, hum… ! On va y aller… ! marmonna Sirius, sans
bouger pour autant.
- Quel enthousiasme… ! ironisa Harry, en se levant. Pas très
convaincu, Sirius, on dirait… !
- Oh, t’inquiètes, je sais comment le faire
décoincer… ! » intervint James, avec un petit sourire qui ne disait
rien de bon, en plongeant la main dans l’une de ses poches, alors que, avec
Harry, il se dirigeait vers la sortie.
* * * * *
« AAAAHHHH ! JAMES, DU BE
BAYERAS ZA ! » hurla Sirius, en se bouchant le nez, en jaillissant de
sa chambre, deux secondes plus tard.
James se contenta d’un petit sourire
satisfait, tout en jouant négligemment avec une autre Bombabouse, tandis que
Harry riait tellement, un peu plus loin, qu’il était écroulé sur le tapis qui
couvrait le sol du couloir.
«- Pardon ? Je n’ai pas compris
ce que tu disais… ? le taquina James, glissant la Bombabouse dans sa
poche.
- Fait pas le malin… ! répliqua Sirius. Et, Harry, si j’étais
toi, je rirais pas parce que, au cas où tu ne l’aurais pas remarqué, il a
balancé une Bombabouse dans MA chambre…, qui est aussi la tienne durant ton
séjour ici… ! »
Cela coupa tout net Harry dans son
fou rire, alors que c’était au tour de James de s’amuser de la situation. Mais
l’odeur très caractéristique des Bombabouses commençant à s’étendre jusqu’à
eux, tous trois se hâtèrent de battre en retraite, rejoignant les adultes dans
le salon.
«- Et bien, qu’est-ce qui vous
arrive ? demanda Casiopée, en voyant surgir dans la pièce les trois
adolescents.
- Euh… rien, m’man ! assura Sirius, ne souhaitant visiblement
pas attirer des problèmes à son meilleur ami.
- Pourtant, vous avez fait un de ces raffuts, il y a à peine deux
minutes… ! insista Altaïr.
- Ben, c’est simplement à cause d’une Bombabouse qui a explosée
intempestivement dans ma chambre… ! répondit, un peu maladroitement,
Sirius.
- Parce que tu gardes de ces horreurs dans ta chambre ?
s’offusqua sa mère. Siri, combien de fois t’ai-je dis… ? »
Altaïr s’éclaircit la gorge,
interrompant son épouse en lui faisant comprendre que le moment était mal
choisi pour une telle situation. Casiopée soupira.
« Nous règlerons ça plus
tard… ! commenta-t-elle. Tiny se chargera de mettre un sort de ventilation
dans ta chambre… ! »
Sirius acquiesça et se hâta d’aller
trouver l’Elfe de Maison. Harry ne s’était pas encore totalement fait au si
radical changement de comportement de Sirius, mais il fut tiré de ses réflexions
par James qui mit fin au silence gêné qui s’était ensuivit.
«- Euh, au fait, maman, je te
présente Harry Calaway… ! Harry, ma mère… !
- Bonsoir… ! répondit poliment
Harry, un peu mal à l’aise. Enchanté de vous connaître… !
- Moi de même, Harry… ! répondit-elle en lui souriant
chaleureusement. Jimmy m’a tellement parlé de toi… ! Et je ne pourrai
jamais assez te remercier pour ce que tu as fait pour mon fils… !
- Ce… c’était tout naturel, Mrs Potter… ! »
Sirius surgit alors dans la pièce,
mettant fin à la conversation et tirant Harry d’une situation un peu gênante
pour lui.
«- Euh, m’man ! lança Sirius. Tiny me fait dire que le dîner est prêt à être servi !
- Et bien, dans ce cas, passons à table sans plus
attendre… ! » proposa Casiopée, en se levant, imitée par son mari, la
mère de James et les trois adolescents.
Tous les six gagnèrent la salle à
manger où un copieux repas les attendait.
* * * * *
Deux semaines s’étaient écoulés et,
une fois de plus, Harry et Sirius étaient dans la chambre de ce dernier,
discutant de tout et de rien, jusqu’à ce que Harry décida de tenter quelque
chose.
«- Euh, Sirius… ?
- Hum ? répondit-il, assis sur le rebord de sa fenêtre, une
jambe pendant dans le vide, l’autre dans sa chambre.
- Remus est un loup-garou, non ? »
Sirius fit un tel bond que Harry eut
peur qu’il passe par la fenêtre. La réaction de son futur parrain le prit
d’ailleurs au dépourvu, bien qu’il se soit vite reprit.
«- Qu’est-ce qui te fait dire
ça… ? répliqua Sirius, d’une voix qu’il voulait la plus neutre possible.
- Et bien, de là où je viens, je connaissais quelqu’un qui était
lycanthrope… ! répondit évasivement Harry. Et j’ai cru remarquer que Remus
présentait les mêmes symptômes… ! Son absence lors de la pleine lune de
juin était, peut-être un pur fruit du hasard, bien que j’en doute, vu son air
constamment fatigué qui ne fait que s’aggraver quand la période de pleine lune
approche…, le fait que ses sens soient bien plus développés que la normale… !
Et puis, il a dit lui-même qu’il ne pourrait pas venir, pour voir le match de
Quidditch dont parlait James… ! Et ça tombe un soir de pleine lune,
également… ! »
Sirius l’observa d’un air méfiant et
resta un long moment silencieux, semblant jauger Harry du regard, comme s’il
essayait d’estimer jusqu’à quel point il pouvait lui faire confiance.
« Pourquoi tu me demandes ça,
tout d’un coup ? » s’étonna Sirius, sans vraiment répondre à la
question.
Harry haussa les épaules.
« J’étais perdu dans mes
pensées… ! Et ça m’est venu à l’esprit, c’est tout ! »
Sirius le fixa à nouveau.
«- Cette perspective n’a pas l’air
de te déranger… ! commenta-t-il.
- Je ne vois pas pourquoi ça me gênerait… ! rétorqua Harry.
Après tout, les personnes atteintes de lycanthropie sont, avant tout, des êtres
humains à part entière… ! Sauf que, une nuit par mois, ils deviennent un
montre sanguinaire et meurtrier… ! Mais ils n’ont jamais demandé à avoir
cette faculté, ils doivent faire avec, c’est tout… ! Mais il n’y a aucune
raison d’avoir peur d’eux… ! Après tout, ils sont comme toi et moi, durant
une grande majorité de l’année… ! »
Sirius esquissa distraitement un
signe de tête positif, semblant approuver les propos de l’adolescent.
« Alors, c’est pour ça que vous
êtes des Animagi, n’est-ce pas ? »
Cette fois, Sirius le regarda de
travers.
«- D’où tu sors ça… ?
- Le fait que, le soir de pleine lune de juin, James, Peter et
toi, vous n’étiez pas, vous non plus, dans le dortoir… ! Et aussi à cause du
chien de la photo que j’avais vu chez Remus… ! On vous voit toujours
ensemble, James, Remus et toi…, et, plus rarement, Peter… ! Or, sur cette
photo, on n’y voit que James et Remus… ! Donc, il manque deux d’entre
vous…, et comme l’un prend la photo, l’autre ne peut être que le chien… !
Et puis, le surnom “Corny” que tu as donné à James lorsqu’on est arrivé chez
toi, il y a un peu plus de deux semaines, me laissait supposer que vous aviez
des surnoms, sûrement en référence avec vos talents d’Animagi… ! »
Sirius resta silencieux.
« Et puis, en cherchant mon
livre de Défense Contre les Forces du Mal, je suis tombé, par hasard sur un
papier qui traînait… ! ajouta Harry, désignant un parchemin, sûrement
égaré par Sirius, sur lequel s’étalait, un texte raturé (sûrement un brouillon)
où on pouvait cependant lire : “Messieurs Lunard, Queudver, Patmol et
Cornedrue, Spécialistes en assistances aux Maniganceurs de Mauvais Coups sont
fiers de vous présenter”. Et j’ai repensé au fameux chien de la photo que j’ai
vu chez Remus et que James avait appelé Patmol… ! »
Nouveau silence de Sirius. Silence
qui fut brisé, au plus grand soulagement de ce dernier, par l’arrivée de Tiny
qui venait leur annoncer que le déjeuner était prêt… !
Pour la première fois de sa vie, Sirius
n’avait pas trop su quoi répondre, devant les “preuves” de Harry… Mais, une
chose était sûr, un “Conseil de guerre” des Maraudeurs s’imposait… !
Heureusement que ses amis devaient arriver le lendemain… ! Entre temps, il
lui faudrait éviter le sujet… ! D’ailleurs, même Harry n’y fit plus
allusion, bien que Sirius se doutait que ce n’était que partie remise… !
* * * * *
Le lendemain soir, sitôt ses deux
amis arrivés (Harry soupçonna Sirius de leur avoir envoyé un hibou en urgence),
Sirius les accapara et tous trois s’isolèrent pour discuter du cas de Harry.
«- Alors, qu’est-ce qu’on
fait ? demanda finalement James, une fois que Sirius leur eut expliqué, en
détails, ce qui s’était passé. Parce que là, on a vraiment un problème… !
- On pourrai lui jeter un
sortilège d’Amnésie… ! proposa Sirius, en marchant de long en large.
- Non… ! Ca serait trop dangereux… ! Seuls les sorciers
spécialisés, tels que les Oubliators, dans la pratique de ce sort sont
autorisés à l’employer car, mal lancé, ce sort peu avoir de terribles
conséquences… ! rétorqua Remus, plus pâle que de coutume.
- Et puis, ça ne serait pas très sympa de lui faire ça alors qu’il
m’a quand même sauvé la vie plusieurs fois ! objecta James. Et puis,
Lunard a raison, on n’est pas habilités pour avoir recours à un tel
sort… ! Et je n’ai vraiment pas envie de lui faire ça… !
- Tu vois une autre solution, alors ? » rétorqua Sirius,
avec mauvaise humeur.
Il y eut un long moment de silence,
qui fut finalement brisé par James.
«- Patmol, tu as bien dit que Harry
ne semblait pas gêné par le fait que Remus soit un Loup-garou… ?
- Euh oui… ! approuva Sirius. Et alors… ?
- Alors, dans ce cas…, il y aurai peut-être une solution… !
continua lentement James.
- Le prendre avec nous… ? réalisa Remus. Cornedrue, vraiment,
tu crois que… ?
- C’est hors de question… ! répliqua catégoriquement Sirius.
On ne le connais que depuis… même pas deux mois… !
- Je sais que c’est dur à comprendre, mais j’ai toute confiance en
lui… ! rétorqua James.
- Pareil pour moi… ! acquiesça Remus, l’air préoccupé. Et
c’est quelqu’un sur qui on peut compter, j’en suis certain… !
- Moi aussi… ! concéda Sirius, mal à l’aise.
Cependant… ! Je ne pense pas que ce soit une bonne idée… ! Après
tout, il nous a fallut trois ans pour y parvenir… !
- Mais nous ne pouvions compter sur aucune aide quand nous l’avons
fait, nous devions nous débrouiller par nous-même en ne comptant que sur le
fait qu’on était plutôt bons en Métamorphose… ! protesta James. Là, Harry
pourrait y arriver rapidement, avec notre aide… ! On a bien réussi avec
Peter… ! »
Il y eut un moment de silence et
Remus acquiesça.
« Cornedrue n’a pas
tort… ! Ca pourrait se faire… ! Et puis, il faut admettre qu’il vous
avait bien couvert, le lendemain de la pleine lune de juin, d’après ce que vous
m’en avez raconté… ! Et puis, étant donné qu’il a découvert le secret des
Maraudeurs… ! » commenta-t-il.
Sirius soupira.
«- D’accord… ! Vous n’avez
peut-être pas tort… ! Et puis, de toute façon, c’est la seule
solution… !
- Donc la décision est prise… ! conclut James. On fait de lui
un Animagus en lui faisant promettre de ne rien dire et… j’y pense, Patmol,
c’est toi qui a notre livre, non ? »
* * * * *
Harry était allongé sur le ventre sur
son matelas et releva à peine les yeux lorsque Sirius entra dans la pièce,
suivi des deux autres Maraudeurs. Le Maître des lieux s’avança, sans un mot
vers les étagères, y prit un livre et s’arrêta devant Harry.
«- Lis-ça… ! lâcha-t-il
finalement, d’un ton sentencieux, en laissant tomber le bouquin juste devant le
nez de Harry qui, intrigué, jeta un œil à la couverture et ne pu s’empêcher de
sourire, en lisant le titre “Comment devenir un Animagus en dix leçons ?”
et dont l’auteur (ou plutôt les auteurs, n’étaient autre que… “Patmol et
Cornedrue”
- On veut bien que tu te joignes à nous, mais à condition que tu
potasses à fond ce livre… ! expliqua James. Et, avec notre aide, tu
devrais y arriver dans les trois mois à venir, quatre au grand maximum… !
Mais, bien sûr, ça doit rester un secret, et entre nous, et surtout…, ça te
dit, ou pas, de le faire ?
- Bien sûr… ! répondit Harry en souriant. Et vous pouvez
compter sur mon silence sur tout ça… ! »
* * * * *
« J’PREND HARRY ! »
Sirius et James échangèrent un
regard.
« Eh, j’l’ai dit
d’abord… ! rétorqua James.
- Non c’est moi… ! riposta Sirius.
- Non, moi… !
- J’te dis que c’est moi… !
- STOP… ! »
Tous deux se turent et se tournèrent
vers Remus qui les observait, l’air exaspéré qu’il s’efforçait d’adopter étant
démenti par la petite lueur amusée qui animait ses yeux clairs. Deux jours
s’étaient écoulés, depuis l’arrivée des deux autres Maraudeurs au “Septième
Ciel” et de leur décision de faire de Harry l’un des leurs, et ils avaient
décidé de se faire un petit match de Quidditch et se trouvaient donc dans le
stade de Quidditch (qui appartenait au grand-oncle de Sirius, d’après ce qu’en
savait Harry), en compagnie de onze autres membres de la famille de Sirius.
Remus, qui s’était proposé de prendre le rôle d’arbitre, avait accepté que
Sirius et James soient les Capitaines d’équipe mais avait deviné le problème
bien avant que ça n’arrive… ! Bien évidemment, tous deux voulaient le
jeune Attrapeur dans leur équipe ! Celui-ci semblant d’ailleurs bien
s’amuser de la situation…, sous le regard étonné des autres (c’était le premier
“match” qu’ils faisaient depuis l’arrivée de Harry, le stade n’étant pas
toujours disponible).
«- On va laisser le hasard décider
qui sera le premier à choisir… ! commenta Remus, en sortant une Mornille
de sa poche, avant de lancer la pièce.
- PILE ! »
hurlèrent, en chœur, les deux adolescents.
Remus soupira, exaspéré, alors que
Harry éclatait de rire.
«- Bon… ! soupira Remus, en jetant
un regard à ses deux amis qui échangèrent un regard provocateur. Bon on le
refait… ! »
Il relança à nouveau la pièce qu’il
avait ramassé au préalable.
«- FACE !
- C’est pas vrai… ! s’exaspéra Remus, en récupérant à nouveau
la pièce, s’efforçant d’ignorer Harry qui était mort de rire. Vous le faites
exprès ou quoi tous les deux… ? Bon, on laisse tomber la pièce… !
J’ai une autre idée… ! ajouta-t-il. Arcturus, tu peux me passer ton
chapeau, s’il te plaît ? demanda-t-il, en se tournant vers un cousin de
Sirius qui se hâta d’enlever son chapeau. Merci… ! »
Sur ce, il rangea la pièce dans sa
poche et y prit une plume et un parchemin qu’il coupa en deux. Sur chaque
partie, il écrivit le nom de l’un des deux Capitaines et les montra ensuite à
tous, avant de les plier soigneusement et les mettre dans le chapeau.
« Orion, prend un
papier… ! » commenta calmement Remus, en tendant le chapeau au frère
aîné de Sirius.
Celui-ci obtempéra et tendit à Remus
le papier.
«- Alors, le premier à choisir sera… !
commença-t-il, tout en dépliant le parchemin. James… !
- OUAIS… ! s’écria ce dernier, visiblement ravi. Bon, j’prend
Harry… ! ajouta-t-il, en se tournant vers l’adolescent, qui s’était calmé,
durant les préparatifs de Remus.
-
Hum… ! grommela Sirius. Ben, je prend Arcturus… !
- Orion…!
- Vega !
- Regulus !
- Procyon !
- Sélénite !
-
Adelbarran… !
- Clavius !
- Tycho !
-
Lyra !
- Et Léo ! » conclut Sirius.
Sitôt les équipes faites, James et Sirius désignèrent les
postes de chacun et le match commença, James ayant amené son balai et celui
d’Anthony (Harry se demanda comment il avait réussit à obtenir de son ancien
Attrapeur de lui confier son balai pour les vacances), alors que les autres
avaient leur propre balai. Bien sûr, l’équipe de James se révéla sans conteste
la meilleure, malgré les efforts acharnés de celle de Sirius qui envoyait
judicieusement les Cognard sur les joueurs adverses, nuisant ainsi à bon
nombres d’actions des Poursuiveurs, ou de l’Attrapeur… ! Mais le match
s’acheva finalement, une heure plus tard, sur le score de deux cent trente à
soixante, en faveur de l’équipe de James, Harry n’ayant pas eu trop de mal à
battre Tycho qui faisait un piètre Attrapeur. Mais, Sirius exigeant une
revanche, un autre match recommença, après quelques remaniements au sein des
équipes. Cette fois, le match fut un peu plus serré, mais fut,
incontestablement gagné une fois de plus par l’équipe de James, après une lutte
acharnée entre Harry et Orion qui se révéla être un assez bon Attrapeur mais
qui ne faisait pas le poids contre Harry qui conclut le deuxième match sur le
score de deux cents à soixante-dix.
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